Institut du Sahel
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Contribution de l´Institut du Sahel sur la situation
de la Biosécurité dans l´espace CILSS et CEDEAO

Biosécurité et Semences: Quoi de neuf dans l´espace CEDEAO et CILSS>>>>>

Nouvelles de la semaine Résultats de la Réunion Préparatoire de mise en place du CRC en Afrique de l'Ouest et TchadNouveau
La Coordination Sous-Régionale Biosécurité basée à l'INSAH à travers l'appui financier de l'USAID vous invite à Bamako au Mali du 17 au 19 juillet 2007 à la Réunion Préparatoire de mise en place du Cadre Régional de Concertation sur la Réglementation en Biosécurité en Afrique de l'Ouest et Tchad. Lire la note technique en français et en anglais par ici. Bamako-Mali, le 13 /07/ 2007.
Mise à jour: 13 /07/ 2007

Forum de vulgarisation de la recherche sur les questions des OGM>>>>>

Atelier d'information et de sensibilisation sur les projets de Convention Semences et Biosécurité au Sahel, Niamey -Niger 17-19 janvier 2006>>>>>

Stratégie de mise en oeuvre d'une Sécurité Alimentaire en Biotechnologie Pour la Sous -Région Ouest-Africaine >>>>>

Les experts des Nations unies ont prévu que la population mondiale allait doubler d´ici 2050, passant ainsi de 5.9 milliards en 1997 à une fourchette de 7.8- 12.5 milliards d´habitants. Comment le monde pourra-t-il se nourrir ? Cette question est particulièrement importante pour l´Afrique où le taux d´accroissement de la population est d´environ 3 % et où paradoxalement l´offre de calorie par habitant est le plus bas. Si la population africaine peut aisément croître, il n´en est pas de même pour les superficies cultivées qui nécessiteront un apport substantiel d´investissements agricoles. La forte pression de la population sur les terres exploitables en Afrique de l´Ouest, amène à considérer les options suivantes: réduire le taux d´accroissement de la population, augmenter la productivité, adopter une gestion rationnelle des ressources naturelles. La biotechnologie dont les travaux de recherche datent déjà de plusieurs dizaines d´années pourrait être en partie une réponse à cette problématique. Améliorer les rendements en modifiant biologiquement ou génétiquement les espèces que nous désirons, peut être une alternative aux systèmes extensifs d´exploitation des terres. Cette nouvelle ambition de la recherche agricole moderne de transformer l´agriculture tout en préservant l´environnement et la santé humaine se présente comme un véritable espoir par rapport à l´insécurité alimentaire et la pauvreté en Afrique.

Dans les pays africains comme ailleurs, l´introduction de la biotechnologie pour résoudre les problèmes de la productivité agricole exigera un système de bio-sécurité approprié qui inclura à la fois une politique, une réglementation et un système de contrôle. Pour la plupart des pays de la sous-région, il n´existe pas encore de cadre réglementaire d´utilisation des produits biotechnologiques. Devant une telle situation, certains pays vont courir le risque de constituer un terrain d´expérimentation pour les firmes internationales. Le cadre réglementaire nécessaire pour l´introduction et le développement de la biotechnologie en Afrique ne saurait se construire que sur une base régionale. L´application des textes à l´échelle de la région, la bonne gouvernance, la transparence et un code d´investissement favorable aux initiatives privées en matière de recherches biotechnologiques sont les conditions de développement de ce secteur. A cela il faudrait ajouter la prise en compte et le respect des accords internationaux et des conventions qui régissent l´agro-biotechnologie (Convention sur la Diversité Biologique, TRIPS liés aux IPR dans le domaine agricole, accords relatifs à la SPS et la TBT, protocole sur la bio sécurité, etc.).

Ignorer la biotechnologie moderne représente un risque énorme pour l´Afrique où les rendements agricoles sont des plus faibles au monde, où au moins 25 % de la consommation alimentaire est importée. La maîtrise et le contrôle des ennemies des cultures et l´amélioration de la qualité des semences par voie biotechnologique offrent des possibilités énormes d´augmentation des rendements au delà de toute espérance. Cependant, la biotechnologie ne saurait être la solution unique à l´ensemble des problèmes auxquels fait face l´agriculture africaine. Les contraintes doivent être sériées afin de tirer le meilleur profit de la recherche dans le domaine. L´agriculteur africain pourrait tirer un réel bénéfice dans l´utilisation de ces nouvelles technologies et faire face efficacement aux fléaux de la sécheresse, de la pauvreté des sols, de la salinité, des virus et autres maladies des plantes.

La biotechnologie et la biosécurité sont deux concepts inséparables. La vision de l´Institut du Sahel dans le domaine est de renforcer les capacités nationales de la région (chercheurs, producteurs, opérateurs et décideurs) dans le cadre de la transformation des produits agricoles, la sélection et la recherche variétale, la culture de tissus, la biologie moléculaire, les techniques de manipulations génétiques…etc. A moyen terme, l´Institut du Sahel se donne comme option pour la région Ouest-africaine:

  • De concevoir des programmes régionaux d´information et de sensibilisation autour de la biotechnologie moderne (circulation des OGM),
  • D´identifier les opportunités d´adaptation de la biotechnologie dans les programmes de recherche existants,
  • De déterminer les modalités d´introduction de la biotechnologie dans le initiatives de recherche au niveau national et régional,
  • De concevoir un cadre réglementaire de biosécurité pour la région (à l´image du Comité Sahélien des Pesticides),
  • De concevoir un cadre de collaboration en matière de recherche biotechnologique entre le niveau national, régional et international et par rapport aux droits à la propriété intellectuelle,
  • D´évaluer l´impact des produits biotechnologiques sur les bénéficiaires et l´environnement.

Les analyses prospectives entamées par l´INSAH portent essentiellement sur l´inventaire des activités de biotechnologie en cours et l´évaluation des capacités techniques, humaines et institutionnelles de la région dans le domaine.

A la demande du 38ème sommet des Chefs d´Etats du CILSS, une note d´information a été présentée par l´Institut du Sahel afin d´éclairer les décideurs sur les enjeux liés à l´introduction de la biotechnologie et à la circulation des OGM au Sahel. A cet effet, l´Institut du Sahel vient d´initier une étude sur l´état des lieux de la réglementation, des directives pour l´autorisation et la circulation des OGM dans le Sahel. Les résultats attendus de ces travaux sont les suivants:

  • Une situation générale par pays sur la création, l´introduction, l´utilisation des OGM et les textes réglementaires les accompagnant sera produite,
  • Le nombre et la capacité des laboratoires de la région participant à des travaux scientifiques sur les OGM seront répertoriés. Une estimation du renforcement de cette capacité sera proposée,
  • Les rôles et fonctions des organes de réglementation pour l´introduction, l´utilisation et le contrôle des OGM à l´échelle régionale seront proposés. Les étapes de mise en place de ces organes et un échéancier seront définis.

Pour plus d'informations, contactez :
Netoyo Laomaïbao, Chef DREAM, netoyo@insah.org
ou Siaka Dembélé, Coordinateur Sous-Régional Biosécurité basé à l'INSAH, siaka.dembele@insah.org


champs de banane


forêt classée
 


sols fertilisés