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Contexte
général et origine de la création du CILSS
L´ampleur exceptionnelle de
la sécheresse des années 1968 et 1972 et ses conséquences dramatiques dans
la zone soudano-sahélienne avait amené les Etats regroupés dans cet espace
géographique à constituer en 1973 un outil de coopération dénommé « Comité
permanent Inter-Etats de Lutte Contre la Sécheresse dans le Sahel ».
Cet outil avait pour mandat de canaliser les aides extérieures constituées
essentiellement de produits alimentaires et leur redistribution en faveur
des Etats membres les plus durement touchés. Plus de trente ans après sa
création, le CILSS a subi plusieurs mutations qui font de lui aujourd´hui un
instrument d´intégration des efforts des Etats membres dans la lutte contre
la désertification et de gestion institutionnelle de la sécurité
alimentaire.
Son mandat s´est logiquement adapté aux évolutions économiques et aux
exigences de développement d´un monde moderne avec un objectif global qui
est de « Contribuer au développement durable au Sahel dans une perspective
d´intégration régionale à travers la recherche de la sécurité alimentaire et
la gestion durable des ressources naturelles ». Cet objectif recentré fait
de lui un outil de lutte contre la désertification et l´insécurité
alimentaire, utilisant les moyens les plus appropriés pour garantir la
durabilité des actions et l´appropriation des résultats de ces actions par
les Etats membres.
Concernant le volet lutte
contre la désertification, tous les pays sahéliens à l´exception de la
Guinée-Bissau sont dotés de PAN/LCD. Au niveau régional, les Etats de
l´Afrique de l´Ouest et du Tchad ont adopté un programme sous-régional
dénommé (Programme d´action sous-régional pour l´Afrique de l´Ouest et du
Tchad) qui comporte plusieurs composantes dont celle relative à la
coopération scientifique et technique.
L´Institut du Sahel qui anime la Composante coopération scientifique et
technique du PASR/AO dispose d´un cadre d´orientation et de coopération qui
doit être mise en œuvre durant la décennie future en vue de fournir des
opportunités d´exploiter les complémentarités en matière de technologies
existant dans la sous-région.
Les expériences du pôle de recherche sur la Gestion des ressources naturelles
et systèmes de production mettant en exergue les compétences nationales dans
des thématiques fédératrices doivent être consolidées pour mieux valoriser
les résultats de recherche au profit des actions de lutte contre la
désertification.
Enfin, Le dispositif régional du ROSELT est enfin un outil de coopération
originale qui doit être approprié par la sous-région en vue de fournir des
indicateurs fiables pour une meilleure connaissance de la dynamique de la
désertification et proposer des options en vue d´une meilleure gestion des
ressources naturelles et de l´environnement.
Pour plus d'informations, contactez :
Netoyo Laomaïbao, Chef DREAM,
netoyo@insah.org
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