Institut du Sahel
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Maîtrise de l´EAU
   
        Contexte général de l´étude

La maîtrise de l´eau pour une agriculture productive et durable est la priorité stratégique de première importance sur laquelle les Sahéliens et leurs décideurs souhaitent conjuguer leurs efforts. En effet, tous les acteurs s´accordent à considérer qu´un des principaux défis que doit relever la région, dans la perspective simultanée d´une réduction de la pauvreté et de l´insécurité alimentaire, concerne la gestion de l´eau. Face à un potentiel irrigable de 2,4 millions d´hectares, les terres bénéficiant d´une maîtrise totale ou partielle de l´eau ne couvrent que 479 000 ha.
En milieu rural, la pauvreté est doublement alimentée par cette problématique de la gestion de l´eau. Il s´agit, d´une part, des problèmes d´aménagement des points d´eau destinés à la fourniture d´eau potable et d´autre part, de l´impossibilité de sécuriser les productions agricoles au travers d´une alimentation normale des plantes en eau. L´absence de sécurisation des productions constitue un frein considérable à l´intensification, en s´opposant à toute prise de risque des producteurs et par voie de conséquence à tout investissement permettant de moderniser les systèmes de production agricole pour éviter une dégradation rapide des sols: chute de la fertilité, lessivage, désertification.
De manière générale, le CILSS dans son programme pour les quinze ans avenir, mettra l´accent sur La maîtrise de l´eau. Cette option se justifie par :

  • L´alimentation des populations sahéliennes dans un contexte de forte croissance démographique, devra se faire par un recours croissant aux importations. Dans ce contexte et pour atténuer la dépendance extérieure, la production agricole devra moins dépendre des aléas climatiques. Ainsi, une plus grande maîtrise de l´eau permettra de réduire l´incidence du risque climatique sur la production agricole.
  • Ce programme a l´ambition de réaliser des investissements prioritaires par une extension des superficies avec contrôle de l´eau, et par la création de nouveaux aménagements afin d´accroître de manière durable la production agricole au Sahel. Pour ce faire, les différents systèmes de contrôle de l´eau sont identifiés, analysés et comparés afin de déterminer lesquels sont les plus performants compte tenu des ressources en eau et en terre disponibles, et compte tenu de leur impact environnemental.
  • Sur cette base, les programmes d´investissement élaborés devront permettre l´extension des aménagements et la construction de nouveaux ouvrages.

De manière plus spécifique et à moyen terme, le CILSS s´engage à assurer la promotion de la petite irrigation et le développement de la technique des pluies provoquées, deux domaines identifiés comme prioritaires pour les 5 prochaines années.

En matière de petites irrigations, ces priorités porteront sur :

  • Capitalisation et extension des expériences d´exploitation des eaux souterraines par l´utilisation de technologies appropriées et à faibles coûts ;
  • Capitalisation et extension des expériences d´ aménagements des bas fonds ;
  • Capitalisation et extension des expériences de collecte et stockage des eaux de pluies et de ruissellement ;
  • Recherche & développement et appui à la mise en valeur ;
  • Renforcement des capacités des acteurs institutionnels ;

Cependant, il faut noter que cette ambition du CILSS rencontre des contraintes essentiellement dues à :

  • La lenteur de réalisation des études dans les pays;
  • la réticence des bailleurs à financer des programmes dans le domaine de la maîtrise de l´eau

D´où la nécessité de développer un plaidoyer basé sur une argumentation forte et pertinente.



 


barage  markala sur le fleuve niger


bord du fleuve
 


champs de riz
 


ouvrages


ouvrages pompe à eau